Je ressens parfois l'envie folle de m'arracher le coeur.
En général je pleure, et je mets mes deux mains sur mon coeur en essayant tant bien que mal de déchirer mes vêtements pour extraire ce qui me fait mal.
Je ne sais pas pourquoi mais mon coeur me fait vraiment souffrir. Alors que tout se passe dans mon cerveau tourmenté.
Je suis aimé comme tant de filles désireraient l'être et j'ai tellement peur de perdre ce que j'ai que je risque tout les jours ma vie.
Tout les jours, cette chère petite Éléa, trésor littéraire par sa vie un peu trop vécue dans le but d'être romancée un jour (voilà pourquoi je fais n'importe quoi mes amis), a l'envie désespérée de s'arracher le coeur pour cesser de souffrir.
Les gens aiment comme ça.
Avant je ne comprenais pas ce que "s'arracher le coeur" voulait dire.
Je devrais être heureuse par ma différence, avec ce talent qu'on me trouve pour l'écriture, ce charme incontestable pour déplaire aux gens en trois gestes et cette fausse arrogance dont j'adore surjouer les traits. Mais la vie est telle qu'aimer c'est souffrir.
Il est peut être temps d'avouer que j'aimerais avoir une Marion de poche qui me console, parce que je crois que tu es la seule fille dont j'accepterais qu'elle me calme dans mes crises de larmes à cause de lui qui n'ont pas lieu d'être aujourd'hui.
Tout va très bien. Tout est merveilleux en ce jour. Peut être même un peu trop.
Je vous abandonne. Et je fuis ma famille de tarés pour devenir un rêve.